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A COUTEAUX TIRES AVEC L'EXISTANT, SES DEFENSEURS ET SES FAUX CRITIQUES.Ce texte a circulé dans les années 90 dans les squats italiens et a été augmenté au fur et à mesure par des débats.
Al ferri corti con l'esistente, i suoi difensori e i suoi falsi critici a paru aux éditions NN en 1998.
A COUTEAUX TIRES AVEC L'EXISTANT, SES DEFENSEURS ET SES FAUX CRITIQUES.
Les révolutionnaires ont trop souvent prétendu être la conscience des exploités, d'en représenter le degré de maturité subversive. Le « mouvement social » est ainsi devenu la justification du Parti (qui dans la version léniniste est l'élite des professionnels de la révolution). Le cercle vicieux est que plus on est séparé des exploités, plus on doit représenter ce rapport manquant. La subversion en est ainsi réduite à ses propres pratiques, et la représentation devient l'organisation d'un racket idéologique – la version bureaucratique de l'appropriation capitaliste. Le mouvement révolutionnaire s'identifie alors avec son expression la « plus avancée », laquelle en réalise le concept. La dialectique hégélienne offre un échaffaudage parfait pour cette construction. Mais il existe aussi une critique de la séparation et de la représentation qui justifie l'attente et valorise le rôle des critiques. Sous prétexte de ne pas se séparer du « mouvement social », on finit par dénoncer toute pratique d'attaque comme étant une « fuite en avant » ou de la « propagande armée ». Encore une fois, le révolutionnaire est appelé à « dévoiler », y compris par sa propre inaction, les conditions réelles des exploités. En conséquence, aucune révolte n'est possible en dehors d'un mouvement social visible. Ceux qui agissent doivent alors forcément vouloir se substituer aux prolétaires. Le seul patrimoine à défendre devient alors la « critique radicale », la « lucidité révolutionnaire ». De cette façon, la séparation entre les subversifs et les exploités n'est en rien éliminée, elle n'est que déplacée et mène bien trop souvent à une situation ou certains finissent par se sacrifier pour le prolétariat à travers l'action, pendant que d'autres le font à travers leur passivité. Ce monde est en train de nous empoisonner, il nous contraint à des activités inutiles et nocives, il nous impose d'avoir besoin d'argent et nous prive de rapports passionnants. On est en train de vieillir parmi des hommes et des femmes sans rêves, étrangers à un présent qui ne laisse pas d'espace à nos élans les plus généreux. Nous ne sommes partisans d'aucune abnégation. Simplement, ce que cette société peut offrir de meilleur: une carrière, une réputation, un gros lot gagné à l'improviste, l'« amour », ne nous intéresse pas. Commander nous répugne autant qu'obéir. Nous sommes des exploités comme les autres et nous voulons en finir, tout de suite, avec l'exploitation. Pour nous, la révolte n'a pas besoin d'autres justifications. Notre vie nous échappe et tout discours de classe qui ne part pas de cela n'est que mensonge. Nous ne voulons ni diriger ni soutenir les mouvements sociaux, mais participer à ceux qui existent dans la mesure ou nous nous y reconnaissons des exigences communes. Dans une perspective démesurée de libération il n'y a pas de formes de lutte supérieures. La révolte a besoin de tout, de journaux et de livres, d'armes et d'explosifs, de constructions, de réflexions et de blasphèmes, de poisons, de poignards et d'incendies. Le seul problème intéressant est de savoir comment les mélanger. Non seulement nous comprenont le désir de changer tout de suite sa propre vie, mais c'est aussi, l'unique critère à partir duquel nous cherchons nos complices. Il en va de même avec ce qu'on peut appeler le besoin de cohérence. La volonté de vivre ses idées et de créer de la théorie à partir de sa vie n'est certainement pas la quète d'une exemplarité (avec son renversement paternaliste et hiérarchique), mais au contraire le refus de toute idéologie, y compris celle du plaisir. De ceux qui se contentent des espaces vitaux qu'ils réussissent à trouver – et à préserver – dans cette société, nous sépare, avant même la réflexion, le mode lui-même de palper l'existence. Mais nous nous sentons également distants de ceux qui voudraient déserter la normalité quotidienne pour s'en remettre à la mythologie de la clandestinité et l'organisation combattante, c'est-à-dire pour se réfugier dans d'autres cages. Aucun rôle, si risqué soit-il légalement, ne peut se substituer au changement réel des rapports. Il n'existe pas de raccourci à portée de main, il n'existe pas de saut immédiat dans l'ailleurs. Certes, on ne change pas une société aliénée en employant des méthodes aliénées, mais la funeste idéologie des armes a déjà transformé, par le passé, le besoin de cohérence de quelques uns en un grégarisme de plus. Que les armes se retournent enfin contre l'idéologie.
Nous ne sommes ni les premiers ni les derniers... Histoire féodaleSouviens toi de te comporter dans la vie comme dans un banquet
Quand le plat, faisant le tour des convives arrive devant toi
Tends la main et sers toi comme il convient
S’il te passe sous le nez, n’insiste pas
S’il tarde, ne louche pas dessus en salivant
Mais attends qu’il arrive devant toi
Fais de même
Pour les enfants
pour une femme
Pour les charges officielles
Pour l’argent
Et un jour
Tu seras digne de boire à la table des dieux.
Epictète
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
Ils louchaient en salivant sur le plat qui leurs échappait
Toutes ces vieilles gloires en mal de Reconnaissance
Elles frétillaient de la croupe
Ils revendiquaient qu’on leur reconnaisse un pouvoir
Mais on les ignorait
Alors ils s’inquiétaient pour leur carrière en disant:
"Tout de même on me doit bien ça avec mon talent et mon génie
Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire"
Ils étaient en déshérence et clamaient leur désarroi
Ils hurlaient leur appétit
Le plat de la Reconnaissance tardait à venir
Alors ils louchaient vers le château en salivant
Pensez donc, du temps de l'autre seigneur
ils y étaient chez eux
Et c’est vers eux que rusé
Et comme tout pragmatique, sans aucune morale
le nouveau seigneur des lieux
S’est tourné pour leur offrir ce qu’ils attendaient
Il savait que son ennemi
Forteresse aux remparts fragiles
Parce qu’ébranlé par la défaite était encore dangereux
Alors il s’ingénia à y faire entrer nombres de chevaux de Troie
Je me méfie des grecs
Même quand ils font des cadeaux
Auraient dû se rappeler les futurs ralliés
Ces recrutements chevaux de Troie
Qui venaient accrocher les dépouilles des élites du passé
Au char de son triomphe
Permettait au seigneur des lieux
De mettre son ennemi tout entier en double contrainte
C’est-à-dire d’être
Comme entre les deux branches de la pince du crabe
Ou les ennemis du seigneur des lieux était contre
Et la qualité des recrutés parlant en leur faveur
Le faisait aller contre le bien général
Ou les ennemis du seigneur des lieux étaient fiers
Du recrutement de ses propres élites par le seigneur lui-même
Et il devenaient les artisans
Du service après vente de leurs propres défaites
Le seigneur des lieux dans sa ruse parlait d’ouverture
En fait l’ouverture ici
Signifiait
une brèche
Dans le rempart de l'ennemi qu'il avait vaincu
2012... LA JOURNEE D'ECOLE D'ENZOUne journée de l'école de demain du petit Enzo et des autres.. Qu'en pensez-vous?
TEXTE PRIS CHEZ "marie claude" que je remercie
Son espace: http://m-c-g-3-7.spaces.live.com/
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logod'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle, il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12h à 12h30 pour le soutien scolaire, sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire ,c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance: il est allé à l'école à 3ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice son cousin a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin qui lui, doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite. Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans "Base Élèves". Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention: chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école. Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par cœur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois.
La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.
Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune sœur de sa maman.
Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc, qui lui remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie.
Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : << A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. »
Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques.
Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…
Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi. Pourquoi il n'a pas de lunettes. Pourquoi il a faim. Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, petits voisins, ..., deviennent des copains de classe de ce petit Enzo.
Bien que larmoyant cela préfigure peut-être l'école non pas demain mais dans une heure ...faites suivre ce mail à votre carnet d'adresse !
Il faut que tout le monde prenne conscience que c'est ce qui les attend à plus ou moins court terme !
Il faut que le ministère arrête de détruire l'Education Nationale !!!
Merci pour eux.
Qui prendra en charge les écoliers le mercredi?
Semaine scolaire réorganisée
service minimum à l'ecoleSERVICE MINIMUM A L'ECOLE : CE QUE PREVOIT L'AVANT PROJET DE LOI
LE MONDE.FR avec AFP | 26.05.08 | 12h53 • Mis à jour le 26.05.08 | 14h47 'avant-projet de loi "instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires" les jours de grève, dont Xavier Darcos doit discuter avec les syndicats, lundi 26 et mardi 27 mai, prévoit que les communes organisent un dispositif d'accueil des élèves lorsqu'au moins 10 % des enseignants des écoles publiques de la commune ont l'intention de participer à une grève.
"Dans le cas où un préavis de grève a été déposé (...), toute personne qui exerce des fonctions d'enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique informe, au plus tard quarante-huit heures avant de participer à la grève, l'autorité administrative dont elle relève, de son intention d'y participer", stipule en outre le texte, transmis lundi à l'AFP. Les informations issues de ces déclarations sont toutefois "couvertes par le secret professionnel", précise le texte.
"NÉGOCIATION PRÉALABLE" L'article 3 du projet prévoit que "lorsque le nombre des enseignants qui ont déclaré leur intention de participer à la grève est égal ou supérieur à 10 % du nombre total des enseignants exerçant leurs fonctions dans les écoles publiques d'une commune, celle-ci organise le dispositif nécessaire à l'accueil des enfants". L'avant-projet oblige aussi l'Etat et les syndicats à une "négociation préalable" avant tout dépôt d'un préavis de grève. Concrètement, une organisation syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de grève doit d'abord en faire une "notification à l'Etat". L'Etat a ensuite trois jours pour réunir la ou les organisations syndicales ayant procédé à cette notification. L'Etat et ces organisations syndicales doivent ensuite "conduire [une] négociation", dans une durée "qui ne peut excéder huit jours francs à compter" de la notification. A l'issue de cette négociation, un relevé de conclusions est rédigé. Un décret en Conseil d'Etat fixera davantage l'organisation et le déroulement de cette négociation. "Il s'agit de limiter les risques de grève affectant les écoles maternelles et élémentaires publiques", souligne l'exposé des motifs. PROJET DE LOI DÉPOSÉ "AVANT L'ÉTÉ" Le texte prévoit que l'Etat verse une contribution financière aux communes "lorsqu'elles ont effectivement mis en place" l'accueil des élèves. Un décret précisera "le montant et les modalités de versement de cette contribution", qui "tient compte du nombre d'élèves effectivement accueillis".
Ce texte, qui comprend cinq articles, sera déposé "avant l'été", avait annoncé le 15 mai Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment dans l'éducation. Pour les syndicats, le chef de l'Etat avait "franchi la ligne rouge" avec ce projet qui remet en cause, selon eux, le droit de grève.
Service minimum à l'école : les élus s'inquiètent de leur responsabilité LE MONDE | 26.05.08 | 12h23 • Mis à jour le 26.05.08 | 12h23 L'heure est à la concertation autour du projet controversé de service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles. Lundi 26 et mardi 27mai, les responsables des principaux syndicaux d'enseignants devaient être reçus à ce sujet par le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos. S'efforçant d'apaiser également les inquiétudes des élus, M. Darcos a rencontré, jeudi 22 mai, le président (UMP) de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, qui était monté violemment au créneau pour dénoncer "un dispositif inacceptable". Tous deux sont convenus de "trouver des partenariats et de travailler ensemble". Les élus devraient être consultés avant le dépôt d'un projet de loi. Selon le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, qui devait rendre publique, lundi, une enquête réalisée auprès des maires de la majorité, les élus de droite seraient "à 90 % favorables au SMA". Leur principale inquiétude porte sur leur responsabilité pénale. "Au nom de l'UMP, je vais demander que le gouvernement apporte des réponses sur ce point", précise M. Lefebvre.
"VÉRITABLE CASSE-TÊTE" Actuellement, le temps d'enseignement relève entièrement de la responsabilité de l'éducation nationale, les communes ne sont impliquées que sur le temps périscolaire, rappelle Claudine Paillard, présidente de l'Association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France (ANDEV). A partir du moment où l'Etat leur demande de mettre son personnel sur le temps scolaire, qui sera responsable en cas d'accident?" André Laignel, maire PS d'Issoudun, note que "les animateurs des centres aérés doivent avoir au minimum le BAFA [brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur]". "Qu'en sera-t-il pour le personnel municipal qui devra encadrer les enfants?, s'interroge-t-il. En cas d'accident, les parents pourront se retourner contre le maire !" S'ajoutent aussi des difficultés d'organisation. Quels sont les personnels communaux qui pourront être affectés au SMA ? Que se passera-t-il s'ils sont eux aussi en grève ? "Dans certaines villes, toute cette organisation risque d'être un véritable casse-tête, d'autant que cette initiative coïncide avec la suppression [des cours] du samedi matin, qui nous oblige déjà à réorganiser le temps de travail de nos personnels travaillant dans les écoles", souligne Mme Paillard. Plusieurs maires de gauche évoquent aussi des obstacles juridiques à la mise en place du SMA. Pour M. Laignel, le projet de loi pourrait être inconstitutionnel "parce qu'il remettrait en cause le droit de grève et qu'il porterait atteinte à la libre administration des collectivités locales". Ce dernier argument paraît recevable aux yeux de Guy Carcassonne, professeur de droit public à l'université de Paris X-Nanterre, qui rappelle que "ce principe a été réaffirmé par la révision constitutionnelle de 2003". Soulignant qu'"il s'agit de créer ou d'étendre aux collectivités une compétence ou une mission", le ministère de l'éducation nationale assure que "le législateur en a tout à fait le droit". Un argument pour le moins discutable, selon M. Carcassonne. Le gouvernement devra veiller à ce que son projet de loi ne heurte pas le principe de l'autonomie financière des collectivités territoriales. En application de ce principe, aucun transfert de compétences ne peut se faire sans transfert des ressources correspondantes. Or, lors des expérimentations du SMA, le remboursement des frais engagés s'est fait sur la base du nombre d'élèves accueillis et non sur celle des frais réels Dans l'entourage du ministre de l'éducation nationale, on estime qu'il s'agit là d'un point sur lequel le ministère peut "progresser". Les discussions devront aller vite. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé, le 15 mai, le dépôt d'un projet de loi avant l'été. La session parlementaire ordinaire, qui s'achève le 30 juin, devrait être suivie probablement d'une session extraordinaire en juillet. Catherine Rollot et Xavier Ternisien
Des "instits" s'indignent du "coup médiatique" de Nicolas Sarkozy sur le service minimum LE MONDE | 17.05.08 | 14h10 • Mis à jour le 17.05.08 | 14h10 Julie Fradelizi exerce dans une école élémentaire de Floirac (Gironde). Au lendemain de la grève du jeudi 15 mai et de la déclaration de Nicolas Sarkozy, annonçant un projet de loi sur le droit à l'accueil des élèves en cas de grève, elle est outrée. "Dans mon école, c'était la colère. Une fois de plus, dans cette affaire, on n'a pas parlé du fond. On s'est fait voler nos possibilités d'expression". Enseignante depuis sept ans, syndiquée au SNUipp-FSU (majoritaire), elle conteste les projets de Xavier Darcos, ministre de l'éducation. "Il dit qu'il ne veut pas contrôler nos méthodes, mais c'est pour se rattraper sur l'évaluation." Non que le travail des enseignants ne lui semble pas évaluable. Mais elle redoute que, progressivement, ne soit plus enseigné que ce qui est évalué. "Je suis convaincue, dit-elle, que ce gouvernement considère comme une dépense démesurée le fait d'enseigner à tous des savoirs complexes." Quant aux heures de soutien "censées aider les enfants en difficulté", elle dit que "ça ne peut pas marcher". Parce qu'à la fin de la journée, "ces enfants-là n'en peuvent plus". Selon elle, la seule aide efficace doit se situer dans le temps scolaire. "C'est ce qui se fait dans les pays nordiques, aujourd'hui cités en exemple."
Pour sa première année d'enseignement, Laure-Emmanuelle Pradelle occupe à Gex (Ain) un "poste fractionné" : son service est réparti sur quatre écoles. Elle y remplace les directeurs sur le temps de décharge qui leur est alloué pour les tâches administratives. Expérience rude mais "formatrice", dit-elle, notamment par le contact avec différents styles d'enseignement. Elle cumule deux caractéristiques rarement mélangées : syndiquée au Snudi-FO et engagée dans une démarche pédagogique Freinet. Gréviste résolue lors des dernières journées d'action, elle pense que "Sarkozy ne veut rien entendre. Même les collègues qui ont voté pour lui, j'en connais, sont écoeurés." Elle s'indigne que l'on fasse "tout un pataquès sur le service minimum, alors que les absences non remplacées, c'est beaucoup plus grave". Et de citer l'exemple d'une école où "un mois entier de CM2 a été perdu". Sur l'avenir de la protestation, elle est confiante. "Quand tous les syndicats sont dans une démarche unitaire, les collègues n'hésitent plus." "ON FAIT LE MAXIMUM" Enseignante depuis quatorze ans, Hélène Gilliet, en poste dans le Puy-de-Dôme, ne veut pas se laisser enfermer dans le "toujours non". Elle se dit choquée par la manière "catastrophique" dont la question de l'accueil est amenée dans le débat. "Tout d'un coup, c'est présenté comme le problème le plus urgent à résoudre ! Cela ne correspond pas à la réalité." Il est "évident que Sarkozy essaye de mobiliser les parents contre les enseignants". Son impression est que le président "a parfaitement réussi son coup médiatique et ne va pas changer sa ligne de conduite". Et la grève ? "J'ai fait quatorze jours continus de grève au printemps 2003, pour des résultats insignifiants. Je ne crois pas aujourd'hui à la possibilité d'obtenir satisfaction par une simple journée d'action." Elle n'était donc pas gréviste le jeudi 15 mai, mais l'était le 24 janvier pour ne pas se désolidariser de ses collègues. Hélène a longtemps été au SNUipp mais n'est plus syndiquée depuis cinq ans. "Beaucoup de choses chez les syndicats nous empêchent d'avancer. Et je ne suis pas d'accord avec l'image d'immobilisme qu'ils donnent, alors que, moi, vraiment, je trouve qu'on est très motivés et qu'on fait le maximum." Trois "instits", au hasard d'un coup de sonde sur leur mécontentement, puisque, contre toute attente, les professeurs du primaire ont plus participé que ceux du secondaire à la journée de grève du 15 mai : 46,16 % selon le ministère et de 63 % à 70 % selon les syndicats. Luc Cédelle
Service minimum d'accueil : les syndicats dénoncent une "provocation" de Nicolas Sarkozy LEMONDE.FR | 16.05.08 | 11h26 • Mis à jour le 16.05.08 | 16h18
Nicolas Sarkozy a provoqué un tollé à gauche et chez les syndicats d'enseignants en annonçant, jeudi 15 mai, après une journée d'action dans la fonction publique, son intention de demander "au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles" en cas de grève dans l'éducation nationale.
– Gérard Aschieri (FSU) : une "ligne rouge à ne pas franchir" – Daniel Sanchez, secrétaire confédéral de la CGT : "une provocation" – Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire) : "aucune réponse aux inquiétudes"-"Une annonce exaspérante qui frise la provocation. Au soir d'une journée d'action massivement suivie (...), il n'y a aucune réponse aux inquiétudes, aux demandes d'ouverture de discussion pour désamorcer le conflit. La seule annonce est une nouvelle diversion. Le gouvernement ferait mieux de réfléchir pour quelles raisons les mairies n'ont pas mis en place ce SMA [service minimum d'accueil]. (...) Les collègues seront exaspérés et ça va les encourager à participer aux actions de dimanche et du 24 [mai]." – Florian Lecoultre (UNL, lycéens) : "de l'huile sur le feu" – Alix Nicolet (FIDL, lycéens) : "scandalisée" – Gérard Gonthier (UNSA-Education) : une "déception" et une "tentative de diversion" – Luce Bérille (SE-UNSA, 2e dans le primaire) : "refus de discuter" – Faride Hamana (FCPE, 1re chez les parents d'élèves) : "générer des tensions" – SGEN-CFDT : "démagogie" et "agression"
Un texte "inconstitutionnel" pour le PS, une "continuité du service public" pour l'UMP – Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a refusé d'organiser le service minimum d'accueil, a jugé l'obligation annoncée "contraire à la libre administration reconnue aux communes par la Constitution". – François Hollande a jugé "inconstitutionnel d'obliger les collectivités locales qui, selon notre droit fondamental, s'administrent librement, à se substituer à l'éducation nationale pour l'accueil des jeunes enfants". Pour le numéro un du Parti socialiste, "ce n'est pas pour améliorer le fonctionnement de l'école ou pour permettre l'accueil des enfants des familles modestes qu'il prend cette initiative, mais pour plaire à la frange la plus conservatrice de sa majorité et pour remobiliser les rangs de son parti". – Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, estime que l'annonce d'une loi rendant obligatoire l'accueil des enfants en cas de grève dans les écoles est "une provocation" de la part du chef de l'Etat, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France. Pour le député-maire de Nantes, "depuis quelques jours, on assiste à un durcissement de l'Elysée pour plaire à un noyau dur de l'électorat de droite". – André Laignel, maire (PS) d'Issoudun et secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), "s'étonne", dans un communiqué publié vendredi, "que le ministre de l'éducation nationale revienne à la charge". Il estime "que c'est à l'éducation nationale d'organiser ce service minimum, car il n'est pas question de reporter la responsabilité de l'Etat sur des acteurs communaux étrangers aux conflits ayant conduit à la grève". Il "rappelle que l'organisation d'un tel service peut être laissée à l'appréciation de chaque commune, mais attire l'attention de ses collègues maires sur les conséquences, en termes de responsabilités, d'incidents qui pourraient survenir dans le cadre de cet accueil par des personnels non éducatifs". L'AMF, présidée par le député et maire UMP de Lons-le-Saunier, Jacques Pélissard, avait fait part de son désaccord lors de la première expérimentation menée en janvier par Xavier Darcos.
– Nicolas Sarkozy a déclaré, en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne, que "les Français réfléchiront à tout cela, ils verront à qui il faut donner raison". "Parler d'inconstitutionnalité, c'est vraiment une curieuse conception, un, du service public, deux, du droit d'accueil des familles", a estimé le chef de l'Etat, avant d'ajouter : "Si avoir une opinion, une conviction, c'est une provocation, alors mieux vaut arrêter avec la démocratie. Je respecte beaucoup les enseignants", mais "j'ai des convictions aussi". – Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a estimé que l'instauration d'un service d'accueil obligatoire des enfants à l'école ne constituait "pas une remise en cause du droit de grève". "Chacun peut comprendre que les millions de familles qui ont des enfants en bas âge (...) n'ont pas toutes les moyens de faire garder leurs enfants", a-t-il ajouté. – Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, s'est félicité de "l'instauration prochaine d'un véritable service minimum d'accueil à l'école" défendant "les principes de continuité et d'égalité du service public". "Tout en respectant le droit imprescriptible pour chaque citoyen de faire grève, cette loi permettra aux familles, et notamment les plus modestes, d'exercer leur droit légitime au travail, y compris les jours de grève dans l'éducation nationale", a-t-il déclaré. – Le président de la République "a réaffirmé le droit au travail", "dans l'esprit de la continuité du service public" et a "surtout pleinement mesuré l'attente des Français", a estimé Chantal Brunel, une porte-parole de l'UMP . – Christine Boutin, ministre du logement, estime qu'en annonçant un projet de loi avant l'été instaurant le "droit d'accueil", "le président de la République démontre à nouveau qu'il a entendu l'attente forte des Français d'une réponse efficace et concrète aux besoins des familles". – La présidente du Centre national des indépendants (CNI), Annick du Roscoät, juge "inacceptable" que l'exercice du droit de grève, "par pur esprit partisan (...) pénalise les parents d'élèves (...). Le service minimum d'accueil ne répond-il pas légitimement à ce problème ?"
La Xénophobie d'état tue les droits
La Xénophobie d'état tue les droits La Xénophobie d'état tue les droitsLa France, c’est tous ceux qui y vivent !
La xénophobie d’Etat tue les droits de tous ! égalité - solidarité !
Une politique qui nie les droits fondamentaux L’acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat tests ADN multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial. Le gouvernement impose une vision utilitariste de l’immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l’UE et travailleurs du reste du monde, il a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ?? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ??
Une politique du chiffre qui tue Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu’ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe…. Chaque jour la descente dans l’ignominie s’accélère. Cet acharnement répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)
Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l’aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.
Une politique qui réprime la solidarité Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.
Une politique qui instrumentalise l’immigration au profit d’une politique antisociale et liberticide Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l’opinion des vrais problèmes : pouvoir d’achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations….
Cette politique qui fait système est aujourd’hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour "l’identité nationale". Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine.
Nous refusons cette politique ultra-libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une "immigration choisie", permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d’immigration de travail.
La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.
Ce projet de société n’est pas le nôtre !
La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
La suppression du ministère de "l’identité nationale",
L’arrêt de la chasse aux sans-papiers,
l’arrêt des expulsions
et la fermeture des centres de rétention,
L’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
L’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
L’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
La mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
Des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
La régularisation des sans papiers,
L’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
Une politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.
Pour une société fraternelle et solidaire, un sursaut citoyen s’impose !
Le Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, RESF, Uni(e)s contre l’immigration jetable. Discussion sur "Food Force" : l'ONU jouerait-elle avec la faim ? Food Force : l'ONU jouerait-elle avec la faim ?
OUVRIR LA BOUCHE ET DIRE NON !!!
L’actualité concernant les étrangers tant dans la Vienne qu’ailleurs nous oblige à réagir.
NOUS CITOYENS, REFUSONS QU’EN NOTRE NOM
Des êtres humains soient transformés en chiffres et condamnés à la précarité. Ressources des personnes sans papiers Homme ou femme seule = 0 euros Couple sans enfant = 0 euros Famille =250 euros/mois quelque soit le nombre d’enfants Comment survivre ? Logements insalubres, saturnisme…
Nous refusons les objectifs du ministère de l’immigration et de l’identité nationale
Nous refusons de voir débouté(e)s du droit d’asile Des femmes
Nous refusons cette pratique du soupçon généralisé
Nous refusons ce que nous propose l’Europe
Nous refusons cette politique qui a pour conséquences sur tout le territoire et dans la Vienne
IL EST URGENT DE REAGIR, LES ETRANGERS NE SONT PAS DANGEREUX ILS SONT EN DANGER NOTRE DEMOCRATIE AUSSI ! RESISTONS ! RENDEZ-VOUS CHAQUE 1ER MERCREDI DU MOIS DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE POITIERS A 18H POUR UN RASSEMBLEMENT Appel signé par : le Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, La CIMADE, le MRAP, le Collectif 23 et d'autres personnes non citées ici.
HISTOIRE DU JOUR PAS POUR RIREA lire sur : http://amoureuxauban.net
Mohammed ZARDA, un marocain en situation irrégulière, et Laetitia VES, ressortissante française ont décidé de se marier après deux ans de concubinage. Le couple dépose un dossier de mariage auprès de la Mairie de Dijon qui, suspectant un mariage blanc, saisi le Procureur de la République. Une enquête est lancée et le couple est interrogé une première fois par la police. Quelques jours plus tard, le véhicule de Laetitia est bloqué par deux voitures de police devant l'école de son fils de trois ans. Les fonctionnaires de police la menotte et l'informent qu'elle doit les conduire à son domicile pour que Mohammed soit interpellé. Laetitia proteste et signale qu'elle doit prendre son fils à la sortie de l'école. Les policiers l'obligent à monter dans leur véhicule en lui disant qu'ils ont prévenu l'école et que l'enfant ne sortira pas. Arrivés devant le domicile du couple, les policiers demandent à Laetitia d'ouvrir la porte. Celle-ci refuse dans un premier temps mais les policiers menacent d'enfoncer la porte. A l'intérieur du logement, Mohammed cède et ouvre. ... Il est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Mohammed est au centre de rétention du Mesnil Amelot (Roissy – 77) dans l'attente de son éloignement vers le Maroc. Le juge des libertés ayant confirmé son maintien en rétention... Une française interpellée, menottée et contrainte de livrer la personne qu'elle aime ! Une mesure d'éloignement prononcée en vue de faire obstacle à un mariage ! Un couple mixte séparé ! OPPOSONS NOUS
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